
Pourquoi l’UE intervient
Au cœur de l’affaire se trouve la question de savoir si X a pris suffisamment soin avant d’introduire les fonctionnalités de Grok aux utilisateurs de l’UE.
La Commission déclare s’inquiéter de la propagation de contenus illégaux, y compris des images sexuelles manipulées et du matériel pouvant constituer des abus sexuels sur enfants.
Selon les régulateurs, des signes indiquent que ces risques se sont déjà manifestés sur la plateforme, soulevant des inquiétudes concernant la sécurité des utilisateurs et les risques potentiels, en particulier pour les mineurs.
Ce que la Commission examine
L’enquête examine si X a respecté ses obligations en vertu de la loi sur les services numériques (DSA). Concrètement, la Commission veut savoir si X :
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correctement identifiés et réduits les risques majeurs liés à Grok avant le lancement,
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a partagé une évaluation spécifique des risques avec les régulateurs lorsque Grok a modifié de manière significative le fonctionnement de la plateforme,
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et a géré les risques liés à ses algorithmes de recommandation, y compris la transition vers des recommandations alimentées par Grok.
Ce que cela signifie pour le commerce électronique et les marketeurs
X est classée dans l’UE comme une très grande plateforme en ligne, avec des règles plus strictes. Pour les marques et marketeurs e-commerce , cela compte plus qu’il n’y paraît au premier abord.
Les modifications des systèmes de recommandations peuvent directement affecterla portée, la visibilité et l’engagement. Parallèlement, les images et textes générés par l’IA pourraient faire l’objet d’une modération plus stricte, rendant le contenu automatisé plus risqué et plus lent à publier.
Pour de nombreuses entreprises, la conformité des plateformes devient un élément qui peut impacter la planification et la performance des campagnes, et pas seulement les équipes juridiques.
Un schéma de surveillance continue
Cette affaire s’appuie sur une enquête antérieure lancée en décembre 2023. En décembre 2025, la Commission a infligé une amende de X 120 millions d’euros pour des problèmes tels que la conception trompeuse, la mauvaise transparence publicitaire et l’accès limité aux données pour les chercheurs.
Que se passe-t-il ensuite
La Commission peut demander à X plus d’informations, effectuer des entretiens ou des inspections, et introduire des mesures provisoires si aucun changement n’est apporté. Il peut également accepter des engagements formels de la part de X ou prendre une décision de non-conformité.