
Les retours augmentent alors que les travailleurs reprennent leur routine
La première semaine complète de l’année s’avère une fois de plus être la période la plus chargée pour les retours. Les données de Royal Mail montrent que le volume des retours a augmenté d’environ 25 % cette semaine, le Takeback Tuesday étant attendu comme le jour de pic. Ce jour-là seulement, environ 500 000 colis devraient être renvoyés aux détaillants.
Cette pointe suit un schéma familier. Beaucoup de consommateurs retardent les retours jusqu’à ce qu’ils soient de retour à leur bureau et aient le temps de gérer les cadeaux inadaptés. Les vêtements, chaussures, jouets et articles électriques constituent la majorité des produits retournés.
Marchandises d’une valeur de 1,55 milliard de livres revenant aux vendeurs
ParcelHero estime qu’environ 1,55 milliard de livres sterling de marchandises achetées en novembre et décembre seront retournées aux détaillants. C’est légèrement supérieur à l’estimation de l’an dernier de 1,51 milliard de livres sterling.
Cette hausse n’est pas due à une forte hausse des taux de retour, mais à une hausse globale des chiffres de vente. ParcelHero note que les ventes de Noël ont augmenté d’environ 3 % d’une année sur l’autre, ce qui augmente naturellement la valeur totale des articles retournés.
Pour les détaillants, cela signifie une exposition financière plus importante, même si moins de clients retournent les produits.
Pourquoi les retours restent un problème majeur dans le commerce électronique
Pour les entreprises de commerce électronique, les rendements de janvier exercent une pression sur les marges ainsi que sur les opérations. Le coût réel d’un retour peut atteindre jusqu’à 66 % du prix initial du produit, une fois remboursés, main-d’œuvre, inspection et expédition inclus.
Les grands détaillants peuvent être capables d’assumer ces coûts, mais les petits vendeurs en ligne spécialisés ont souvent du mal, notamment lorsque le stock retourné est saisonnier ou ne plus vendable.
Certains détaillants ont introduit des frais de retour pour limiter les pertes, mais cela peut entrer en conflit avec les attentes des clients.
Un test crucial pour les commerçants début 2026
Les experts du secteur soulignent que les retours ne sont pas seulement une question de coût, mais aussi une question d’expérience client. Un processus de retour clair et fiable peut aider à protéger la confiance et les ventes répétées, même lorsqu’un achat ne fonctionne pas.
Avec certains vendeurs confrontés à des taux de retour allant jusqu’à 60 %, la période post-Noël reste l’un des tests les plus difficiles de l’année pour le e-commerce. La manière dont les détaillants gèrent les retours dans les semaines à venir devrait influencer à la fois la rentabilité et la fidélité des clients jusqu’en 2026.